Apiculteur au naturel

L’abeille, au départ n’avait pas besoin de l’homme pour vivre. Nous l’avons domestiquée pour que nous puissions récupérer son miel, pourtant nécessaire à la survie et au développement de la colonie.

Des modes d’élevage intensifs associés à l’agriculture industrielle (pesticides, perte de biodiversité) entrainent des difficultés pour l’apiculteur. Peut-on cependant associer respect de l’abeille avec production de miel. C’est tout l’enjeu des futurs apiculteurs au naturel.

L’apiculture au naturel : du complément d’activité à une activité à part entière

Il est intéressant d’intégrer l’apiculture dans tous projet d’agro-écologie, d’éco-centre, de projet d’agriculture urbaine, de production fruitière. L’abeille contribue à la pollinisation et à la biodiversité. La production de miel peut se gérer alors, comme un complément d’activité, 20 à 150 ruches suffisant alors. La conduite du rucher peut se faire dans le cadre du cahier des charges de Nature & Progrès ou encore mieux, dans le cadre de la biodynamie.

Pour en faire une activité à temps plein, il faut au moins 250 ruches. Si l’on veut assurer une production rémunératrice tout en restant dans le cadre d’une apiculture naturelle, le cahier des charges bio est le plus adapté.


Dans tous les cas, le suivi régulier des colonies, du printemps à l'automne, est impératif au vu des maladies, prédateurs, pesticides et perturbations climatiques qui mettent en danger l'insecte. Il veille à leur santé et à la disponibilité d'une flore riche en pollens et nectars. Il gère en douceur essaimage et traitement contre la varroase. Il pare au manque de nourriture éventuel. Son apiculture est adaptée aux conditions du territoire et il peut être amené à transhumer ses ruches une à deux fois par an, en limitant les distances, notamment s'il est professionnel.

C'est une activité qui connait d'ailleurs peu de difficulté de commercialisation, notamment en vente directe : la production de miel couvre actuellement moins de la moitié de la demande en France, et elle continue de chuter faute d'apiculteurs pour prendre la relève ! En outre, la vente d'essaims, la transformation en pâtisseries ou encore la production de gelée royale sont des niches qui confortent un revenu en cas d'année à faible rendement.

L’originalité de notre approche :

Les professionnels-formateurs, en activité et formés à la pédagogie participative, sont engagés dans une même démarche :

  • La mise en place d’une apiculture naturelle, biologique ou biodynamique, respectueuse de l’abeille et de son environnement
  • Le choix de races rustiques et locales adaptées au climat
  • La pratique de techniques de soins naturels : aromathérapie, homéopathie, phytothérapie…
  • L’importance du choix de l’emplacement du rucher (radiesthésie, ensoleillement, diversité végétale…)
  • Le partage des récoltes miel / pollen (respect des besoins de la colonie)
  • Des entreprises artisanales, à taille humaine
  • Une transformation des produits : miel, pollen, gelée royale, hydromel mais aussi bougies, pain d’épice ou nougat (selon les professionnels)
  • Des choix de commercialisation en circuits courts : vente à des AMAP ou groupements d’achat (commandes), vente sur place ou sur les marchés

Notre offre :

Objectifs :

  • Acquérir les bases théoriques et pratiques de l'apiculture bio
  • Être capable de créer, entretenir, développer un rucher artisanal avec des techniques naturelles et bio (démarche Nature & Progrès)
  • Comprendre le métier et son environnement (au plan économique, social, technique, humain) afin d'avoir une vision globale

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